Profession : burelier (part 3)

Le métier de burelier concerne tous les domaines de l’entreprise : la finance, les achats, la vente, la qualité, les ressources humaines, le bureau d’étude et même la production.  Il consiste essentiellement à codifier, rapporter, mesurer, améliorer, planifier la production. La plupart des postes de bureliers sont de niveau cadre, ils ont d’abord été occupés par des employés expérimentés de l’entreprise, apportant leur savoir et le recul nécessaire à ce type de mission. Puis, les effectifs grossissant, le Turnover faisant son apparition, on a commencé à recruter puis à créer des filières d’enseignement spécifiquement pour ces postes.

On pourrait croire que les administrations publiques sont le fief des bureliers mais il n‘en est rien. Toutes les grandes entreprises, et plus encore celles qui sont issues de fusions / acquisition, en possèdent par centaines, voir par milliers. Le plus intéressant à observer est que toutes  les tentatives de « dégraissage », de « rationalisation », de « compression de personnel » dont on pourrait penser qu’elles vont tailler dans le « gras » des bureliers, ne font que renforcer et crédibiliser leur existence. Pour la simple raison que ce sont eux que l’on charge d’organiser les restructurations.

 

Le burelier est donc indispensable. Quelle grande entreprise  pourrait maintenant se passer d’un service de contrôle financier pour établir ses tableaux de bord ? d’un support de gestion de projet pour aider les chefs de projet (ou de programme) à piloter ? d’une direction Qualité en charge de l’ISO ? d’un gestionnaire du référentiel du Système d’Information pour éviter les doublons dans les enregistrements de l’entreprise ? Aucune !

En quoi consiste donc concrètement le travail d’un burelier ? c’est la règle des quatre tiers, si chère au César de Marcel Pagnol : un tiers de rédaction de fond (spécifications, expression de besoins, rapports  d’étude, rapports de synthèse) , un tiers de communication inter collègues (téléphone, mail, note de service, enregistrements divers), un tiers d’organisation et de conduite de réunions (d’information, de travail, de réflexion, de formation) et un dernier tiers de carriérisme (médisance, influence, fayotage, discussions de couloirs).

On peut remarquer que les trois derniers  tiers (communication, d’organisation, carriérisme) concernent des activités d’ échange avec ses semblables, d’où l’on en déduit le premier commandement  du burelier : T’exprimer correctement, tu devras.

Une autre qualité mise en exergue par ces trois tiers sur quatre est la capacité d’écoute et la psychologie requise pour comprendre, influencer, parfois ridiculiser, ses collègues de bureau, d’où le deuxième commandement :  La nature humaine, tu connaîtras.

Le quatrième tiers (le carriérisme) mérite qu’on l’étudie de plus près….

La fin ici

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